Le billet de Jean : coiffer le ridicule !

Métiers d’avenir.

A l’heure où les lycéens planchent pour savoir dans quelle fac ils doivent s’inscrire, je leur soumets deux orientations vers des métiers d’avenir : capillisculpteur et sérigraphiste-tatoueur pour sportifs. Là, il y a un vrai filon, une véritable veine, un authentique marché porteur d’embauches.

Moi qui suit féru de spectacles sportifs, je peux vous affirmer que les actuelles marionnettes du petit écran font très fort dans l’art déco et plus sûrement rococo. A défaut d’être brillants sur le terrain, ils se distinguent par des coiffures que je qualifierai de décalées et des expositions d’avant-bras, cuisses ou torses laissant paraître des fresques dignes des tags de wagons SNCF ou des graffs souterrains du métro.

     

D’abord la capillisculpture. En chignon, avec catogan, en porc-épic, en crête, en nuque longue, en brosse, la chevelure de nos sportifs modernes subit les lois de la mode sévissant dans le milieu. Certains frisent le ridicule et mériteraient d’être mis à la raie.

« Chauve qui peut ! » crient les plus démunis. Tous ou presque se conforment au panurgisme ambiant. La taille de certaines crêtes, iroquoises ou non, est manifestement pratiquée avec un désir d’originalité que tous imitent avec un esprit moutonnier sidérant. Ils sont tous de mèche. Les maîtres d’apprentissage et les profs du CFA de la rue John Kennedy de Châteauroux doivent se gratter le cuir chevelu avec perplexité voire même s’arracher les cheveux. Un comble pour eux ! Ils doivent être à cran. Ces nouvelles tendances esthétiques sont en train de casser le métier. Pourquoi passer des heures à apprendre l’art du dégradé au ciseau quand la coupe au bol (à l’écuelle disait-on au temps de Jeanne d’Arc) devient la référence permanente ? Les sportifs ne sont guère créa-tifs.

C’est ce qu’on doit appeler, en sport, être coiffé sur le poteau !

J’ai cette bizarre impression que les propriétaires de ces chevelures décalées ont claqué la porte du salon de coiffure avant la fin du travail, sur un coup de tête certainement. L’avantage dans cette mode capillaire est, qu’en cas de véritable accroc, trou ou faute de teinture, rien n’empêche de mettre la boule à Z et d’atteindre la prochaine repousse pour faire de nouveaux essais. Merci Kojak !

Bien sûr, on va m’accuser de couper les cheveux en quatre, d’avoir du toupet à ne parler que d’une frange de la population. Je sais : je n’en fais qu’à ma tête car j’ai du cran.

A suivre …

Ce contenu a été publié dans Non classé par Jean. Mettez-le en favori avec son permalien.

Pour vous inscrire aux compétitions vous devez vous enregistrer ou vous inscrire