Et le Clampin d’or est…
Dans un sempiternel rituel, janvier est décrété le mois des bilans et des trophées. Toutes sortes de podiums fleurissent, flatteurs comme détestables, recensant le nec plus ultra ou le nec plus cracra de l’année écoulée. César ou Ringard d’or, Talent ou Boulard d’or, l’imagination est sans limite. Mon billet d’humeur met sur le devant de la scène les »Clampins d’or, d’argent et de bronze ». Ils récompensent ceux qui, dans le monde du sport, illustrent le déshonneur, le discrédit ou le ridicule par leurs conduites et/ou leurs déclarations affligeantes, navrantes, désespérantes. Comme d’hab. beaucoup de nominés pour le podium 2015, ma sélection fut difficile.
- Clampin de bronze : l’heureux élu est Heiko Schaffartzik, basketteur de Limoges (Pro A). Son exploit ? Il a été interpellé après avoir été retrouvé complètement ivre, lamentablement vautré dans le canapé d’un couple habitant le même immeuble que lui. Un soir de défaite, il avait picolé plus que de raison pour noyer son désappointement et son cafard. Rond comme un ballon, il s’est alors trompé d’étage et d’appartement. Bel exemple de l’hygiène de vie d’un pro un lendemain de défaite !
- Clampin d’argent : Tyson Fury, boxeur champion du monde des lourds, décroche la deuxième marche du podium en mettant KO les quelques soupçons d’intelligence qu’on lui prêtait à titre gratuit. Son démérite ? Les déclarations avant-gardistes suivantes : « La position d’une femme, c’est dans la cuisine et sur le dos… Ma femme, son boulot est de cuisiner, de faire le ménage et de s’occuper des enfants, c’est tout !… » C’est une grande gueule assurément qui ne fait pas dans le subtil, s’enfonçant davantage dans l’ignorance crasse quand il poursuit : « Elle prend quand même quelques décisions, comme ce qu’elle va me cuisiner quand on va rentrer à la maison.» Outrance, médisance et indécence d’un beauf réac dans toute son arrogance. Les scientifiques s’expliquent difficilement comment un pois chiche peut grossir suffisamment pour devenir champion du monde des lourds, des très lourds même. Un poing, c’est tout apparemment !
- Clampin d’or : timbale décrochée par Karim Benzema, innocent aux mains pleines… de confiote, mauvais comédien d’un polar de série X en trois actes. Acte I : son pote Valbuena, tel un Rocco Siffredi de poche, se filme quand il s’envoie en l’air avec madame. Acte II : La sextape tombe dans les mains de mateurs chelous, poteaux de Benzema qui, en spécialiste du karaoké des troisièmes mi-temps, se propose comme maître-chanteur. Acte III : la justice enquête toujours.
Allez les garçons, on se recentre sur les choses du ballon ! Réservez les parties de jambes en l’air pour de vraies reprises de volée ou des ciseaux retournés et non pour des parties pas très fines.