Une innovation à venir au Val de l’Indre : le « Pas de bol » trophée.
A l’initiative de Stéphane Cabrera, membre de notre association, un nouveau trophée a été porté sur les fonds baptismaux des récompenses golfiques.
L’idée de ce prix lui est venu quand, confortablement installé au bar pour déguster la (les) fameuse(s) bière(s) du 19ème trou, il s’est mis à écouter les compte-rendus des exploits et autres commentaires flambeurs des golfeurs tout heureux d’enjoliver leurs parcours : des vantards rentrant une ficelle de quinze mètres pour le par alors que cinq mètres suffisaient pour embellir l’exploit, aux hallucinés qui ont fait 150 mètres au fer 9 sur le 18, en passant par dessus l’eau et les oies sauvages, sans oublier les malchanceux pour qui tout ne fut que déveine alors qu’ils jouaient divinement bien.
C’est cette dernière catégorie qui a été retenue, celle des « qui n’ont jamais de chance », les poissards, les élus de la pistouille, les rois de la scoumoune. Bref, tous ceux que la guigne a noyauté de son mauvais œil, les empêchant de ramener la carte du jour qui aurait fait tilter la timbale dévolue aux ouineurs qu’ils auraient du être.
« P… quel manque de bol ! » tel est le leitmotiv geignard des laisser-pour-compte des dieux du golf, des louzeurs indécrottables, des seuls pleureurs du jour.
Et là, « Bon Dieu mais c’est bien sûr ! » s’écria Stéphane. Son côté « aide au quart-monde du golf » n’avait fait qu’un demi-tour (ça suffisait amplement) : il fallait faire quelque chose pour ces abonnés du rough épais, ces déshérités de la choune, ces abandonnés du loto golfique, ces cadors de la roue de l’infortune. Il fallait les mettre à la lumière, leur redonner le goût à retaper dans la balle, à être sur le devant des podiums.
L’idée a d’abord fermenté (trop de houblon oblige !), puis a finalement germé et c’est ainsi qu’est né le futur et célébrissime « Pas de bol » trophée.
Le concept : récompenser à un rythme certainement bimestriel (à peaufiner dans les semaines à venir) la golfeuse ou le golfeur qui s’est retrouvé dans une position scabreuse, inhabituelle, inimaginable, inconfortable, injouable, inconcevable, loufoque (j’en passe et des plus farfelues) sur le parcours, lors d’une partie officielle ou amicale.
Balle en équilibre sur une pierre, dans le bec d’un canard, perchée en haut du cèdre du 9, estropiant un ragondin et bien d’autres encore dont vous serez les témoins privilégiés.
L’authenticité de la situation doit être confirmée par les partenaires de jeu et prouvée par une photo dévoilant le spectacle inhabituel de la position.
Une mise en ligne sur notre site puis un vote des internautes-visiteurs primera la meilleure situation mettant en exergue ce « fameux pas de bol » dont aura fait preuve le golfeur poissard.
A titre illustratif, cette réflexion d’Elaine Johnson, joueuse professionnelle américaine qui déclara : « Je vais avoir une pénalité de 2 coups , mais il est hors de question que je joue cette balle à l’endroit où elle a atterri. »… après que son coup ait frappé un arbre et que la balle ait plongé dans son soutien-gorge. (in « Oh my golf ! » Humour anglo-saxon, Ed. Chiflet et Cie)
Exemple de situation inconfortable : Harry Bradshaw au British Open 1949. Il préféra joua sa balle dans une bouteille cassée alors qu’il avait droit un drop gratuit (règle 24-1, obstruction amovible), fit un double-bogey et … perdit le tournoi après barrage sur 36 trous.(in « Nouvelles règles de golf illustrées 2012-2015″, Flammarion)
Allez ! Amusez-nous bien ! Illustrez-vous !
