Pad’Ball Challenge Trophy

2015

Le lauréat 2015 est Jean Marie GUIGNOLET

2014

Les photos du Challenge 2014

Le lauréat 2014 est François GUENIER

Photo récompensée en 2013

Balle de Daniel MEYER

Vous serez amené à voter pour la photo la plus représentative de notre concours

Pad'Ball Challenge Trophy

Le texte intégral du Président Stéphane Cabrera

Amis golfeuses, golfeurs

ou tentant de le devenir.

Je rappelle à votre bon souvenir la remise en jeu annuelle du mondialement envié « Pad’Ball Challenge Trophy ».

L’an dernier, c’est notre cher ami Daniel Meyer qui a remporté et emporté haut les mains la coupe pour son exploit au trou n° 16 grâce à sa balle en équilibre sur un « caillou pointu » (dixit le ballon de baudruche, euh pardon! le récipient d’air).

Mais à cette occasion étaient également célébrés l’ensemble de son œuvre et un parcours golfique qui trop souvent le vit être pénalisé par de mauvais kicks, des arbres aux branches revêches et tant d’autres virgules assassines .

Après cet exploit funambulesque de la saison 2013 qui a d’ailleurs servi de modèle pour la confection du superbe, magnifique, extraordinaire trophée, c’est maintenant à vous de jouer (ou déjouer) en espérant succéder à Daniel au palmarès.

A vous donc de saisir votre malchance et par bonheur si votre balle atterri au sommet du cèdre du 9, dans la poubelle du départ du 13, dans la culotte d’un zouave ou celle de masseurs (et oui faites très attention, il y a parfois des kinés sur le parcours) ou encore mieux dans quelque cloaque d’anatidé en transit sur la Trégonce : un petit clic avec le portable que vous devrez alors rallumer car vous l’aviez respectueusement rangé éteint au fond de votre sac , la localisation précise du lieu de votre exploit et enfin l’identité de votre témoin de charriage.

Le tout sera mis en ligne dès votre retour, puis soumis aux votes de vos co-religionnaires afin d’élire au mieux pour cette année en cours du golf de Villedieu, le nouveau Daniel Meyer.

Stéphane Cabrera

président donneur du « Pad’Ball ChallengeTrophy ».

PS: légèrement fané et ayant un peu perdu de sa superbe, aucune inquiétude, le trophée sera rafraîchi par de verts rameaux, Daniel ayant omis de l’arroser cet hiver.

Maintenant pour les férus d’histoire et ceux que les calembourderies à l’esprit parfois graveleux ne rebutent pas, voici le rappel historique (et very dick) de la lointaine origine du « Pad’Ball Challenge Trophy » et des aventures de celui qui lui donna son nom.

Écosse, novembre 30ème 1872, St Andrew jour à un quart avant 4 passé le méridien, Paddy Mac Ockott, blanc berger , s’occupait, comme à son habitude sur les Highlands désolées tourbières, à taper la blanche petite balle. Nous arrêterons là cette « english grammar « qui fait tourner la tête tout autant qu’un Lagavulin 16 ans d’âge dont faillit priver nos amis ricains le célèbre Elioch Ness.

Paddy nanti du geste auguste (bien que jouant toute l’année) et d’un véritable œil de links, n’avait jamais de sa vie perdu la moindre balle et était devenu pour tous Luck I Pad le bien nommé.

Dans cette contrée lointaine balayée de vents impétueux et soumise à d’éoliennes fluctuances, la balle basse est de rigueur.

Ainsi lorsque ce dernier jour de novembre, Paddy tira son dernier coup, il ne fit s’élever la balle droit devant lui à plus de 25 inches (63,5cm) du sol. Mais c’est malheureusement, à cet instant précis, qu’une brebis abritée du foehn se releva museau au vent.

Surprise d’être touchée en son séant, trouvant ceci sans fondement car nul jeune berger accroché à ses flancs, l’ovin détalla, comme poursuivit par quelque suppôt de Satan, vers un petit bois écossais.

Cette brebis, Paddy l’avait prénommée à la française, Fannie en mémoire de la Auld Alliance franco-écossaise (1296-1560). Avant qu’il ne kilt la lande, le berger sec (il ne pleuvait pas ce jour là) la chercha tard, tant en laine et en chaire il tenait à l’agnelle . Mais il ne retrouva ni ouaille ni balle. Tout du moins le pensait-il!
Car le 25 janvier suivant, Paddy fut invité par son voisin Jimmy Mac Askett afin de commémorer la Burns’ Night, soirée où la fête déboule dans chaque chaumière. A cette occasion est célèbrée la naissance de l’illustre poète (25 janvier 1759- 21 juillet 1796) porteur du sus-dit nom (!!) et ayant Robert (poète poète) pour prénom . Y est alors servi l’incontournable exquis met de Gand (une origine belge du plat semble avérée): le fameux haggis ou panse de brebis farcie.

Avant de faire bombance, ils commencèrent à réciter les 8 strophes de la langoureuse ode au haggis écrite par le petit Robert (seulement 5 ft 4 inches soit 162,5cm ). Mais parvenus à la 3ème qui déclame:

Regarde le rustaud essuyer son couteau,
Se mettre à découper avec aise et brio,
Creusant comme un fossé, en incisant la peau
Tendue et chaude de tes miches.
Dans quelle gloire alors tu suscites les oh !
Que ton fumet est riche !

Et lorsque de son sabre, Jimmy éventra délicatement le rebondi boudin tout perlé de chaude sueur ambrée (entendons nous bien, je parle bien ici du haggis et non de la moitié de l’hôte), un sourire enjoliva les deux pictes, qui virent en émerger la balle du fin damné Paddy. Le verni bon voisin, en juste prévision de ce sempiternel festin, avait recueilli avec bonté une brebis effarée qui s’avéra n’être autre que cette chère Fannie.

Alors c’est un Paddy ému qui levant sa balle et les yeux au ciel s’exclama : « J’espère que de la haut, m’épie Fannie!!! ». Mais ceci est une autre histoire…

PS2: cette histoire étant parsemée de quelques calembours, le lecteur qui saura tous les dénicher ce verra justement récompenser.

ODE AU HAGGIS

par Robert Burns

Salut à ton honnête, à ton aimable face,

Toi qui parmi les puddings es le chef de ta race !

C’est à toi que revient la première des places

Dessus tripoux, panse et abats,

Tu mérites que tous vraiment te rendent grâces

Longues comme mon bras.

Tu remplis le tranchoir qui sous ton poids se plaint.

Tes fesses font penser à la colline au loin,

Ta pointe pourrait bien réparer le moulin

Si le besoin en advenait,

Tes pores cependant distillent comme un suint

De l’ambre en chapelet.

Regarde le rustaud essuyer son couteau,

Se mettre à découper avec aise et brio,

Creusant comme un fossé, en incisant la peau

Tendue et chaude de tes miches.

Dans quelle gloire alors tu suscites les oh !

Que ton fumet est riche !

Tous alors, coude à coude, approchent et s’entre-poussent,

Ils s’empiffrent comme s’ils avaient le diable aux trousses,

Jusqu’à ce que leurs ventres tendus et maousses,

Résonnent comme tambours en somme,

Et qu’un vieil échevin, d’éclater plein de frousse,

Entonne un Te Deum.

Y a-t-il être ici-bas aux moeurs dégénérées

Qui irait préférer ragoût ou fricassée,

Un olio propre aux porcs à donner la nausée

Et qu’ils repousseraient, maussades,

Alors qu’il peut ainsi faire franche lippée

De telle régalade ?

Pauvre diable ! Voyez-le devant son assiette

Comme un roseau fluet, tout l’air d’une mauviette,

Le poing guère plus gros qu’une pauvre noisette,

Tout flageolant sur ses guiboles.

Comment à l’ennemi peut-il faire sa fête,

Quand vient l’occasion folle ?

Mais, nourri au haggis, voyez un peu le gars !

Il fait en s’avançant tout trembler sous son pas.

Dedans son poing robuste une épée plantez-moi,

II la fera sitôt siffler,

Et toc, comme chardons, têtes, jambes et bras

Il va vite élaguer.

Vous, puissants, qui voulez le bonheur pour la masse

Et veillez que soit bon le menu qu’on lui fasse,

L’Ecosse, sachez-le, ne veut pas de lavasse

Qui dans le bol clapote et bruisse.

Mais si vous entendez rester en bonne grâce,

Donnez lui du Haggis !

Quant à la recette du haggis, la voici:

http://www.etab.ac-caen.fr/maurois/BTS2/voyage_ecosse/Recettex.html

Bon appétit!

Téléchargez le texte